Le mag

Dépasser les frontières

ÉCONOMIE International

Le Crédit Coopératif accompagne régulièrement des entreprises françaises dans leur développement à l’international. Une étape grisante mais toujours délicate pour des sociétés de petite ou moyenne envergure. Dernièrement, le groupe Cordon Electronics, basé à Dinan (22), qui opère dans le service après vente (SAV) d’appareils électroniques domestiques, déjà présent sur plusieurs continents, a fait appel au Crédit Coopératif pour l’installation d’une filiale en Italie. Nous avons rencontré son directeur financier, Jacques de Rugy.

 

Pouvez-vous nous présenter brièvement le groupe Cordon Electronics ?

Cordon Electronics est ce que l’on appelle une ETI (Entreprise de Taille Intermédiaire). Elle est spécialisée dans la maintenance et la réparation de produits électroniques grand public, comme les téléphones portables, les modems, les décodeurs ou les téléviseurs. La société assure également la production de cartes électroniques pour des tiers, des entreprises qui n’ont pas les outils de production nécessaires et qui nous sous-traitent ces opérations. Ces dernières années, nous avons diversifié nos activités dans les domaines de la sécurité et de la défense. Il s’agit pour nous de réduire notre dépendance du secteur des télécommunications et de pérenniser l’équilibre financier de la société, en investissant dans une branche qui offre de meilleures marges. C’est d’ailleurs l’objet de notre installation en Italie. Nous y fabriquons des composants haute-fréquence et des systèmes de câblage spécifiques. Dernièrement, nous avons encore étoffé nos savoir-faire, en nous lançant dans l’équipement de véhicules destinés à la surveillance des frontières ou de lieux sensibles. En 2017, Cordon Electronics vise un chiffre d’affaire de 200 M€. L’entreprise enregistre 14% de croissance annuelle depuis 20 ans et compte 2400 salariés, dont 1700 en France.

 

Quelle est votre stratégie de développement à l’international ?

C’est tout d’abord le désir d’accompagner nos grands clients dans leur développement, comme Sagemcom (leader européen sur le marché des terminaux communicants) par exemple. Nous les suivons à chaque fois qu’ils s’implantent sur un nouveau marché, pour assurer le service après-vente nécessaire. S’il s’agit de petits marchés, nous nous appuyons sur une société locale, sinon, nous nous implantons également dans le pays. C’est ce que nous avons fait au Brésil et au Mexique. Il peut aussi s’agir d’opportunités comme avec l’Italie. C’était un dossier de reprise présenté par un cabinet de réindustrialisation. Dans ce cas, c’est un vrai pari ! Nous fournissons plusieurs gros clients via ces installations, qui nécessitent la maitrise d’une très haute technicité.

 

Comment avez-vous financé cette implantation ?

Pour réaliser cette opération, nous avions des besoins financiers relativement importants. En comptant le stock  et le cycle de crédits accordé aux clients, il fallait 5 M€, pour une filiale qui réalise 20 M€ de chiffre d’affaires. C’est un ratio habituel dans le métier mais nous sommes peu connus en Italie, les banques du pays étaient frileuses. Il a donc fallu trouver des financements français. Nous avons réservé 2 M€ en interne pour l’opération et sollicité nos partenaires financiers pour les 3 M€ restant. C’est à cette occasion que nous avons contacté le Crédit Coopératif. J’ai apprécié la rapidité de décision et d’action de la banque, qui nous a fait bénéficier d’une offre commerciale très intéressante sur une partie du financement. Les autres établissements n’ont pas été aussi efficaces et nous avons tout de même interrogé la plupart de nos banques… C’est aussi évidemment une question humaine et d’interlocuteur avec qui on se sent bien, mais j’estime que le Crédit Coopératif dispose d’un panel d’outils très complet pour offrir les meilleures solutions. Ce montage a pu se faire grâce au prêt participatif Croissance PMI proposé par le Crédit Coopératif (en partenariat avec l’UIMM et Sofitech).

 

Vous aviez déjà travaillé avec le Crédit Coopératif ?

Oui, une fois, pour un besoin très inhabituel. Il nous fallait une garantie bancaire pour un client très important pour qui nous avons un site quasi dédié en Alsace. Il s’agissait d’une garantie à long terme, ce qui est assez rare et là encore, les établissements bancaires étaient un peu méfiants. Nous l’avons partagée en deux sous-garanties et le Crédit Coopératif a pris sa part. C’était audacieux parce que les conditions du contrat étaient fermes, sans aucune marge d’adaptation. Le Crédit Coopératif a démontré une grande confiance et une grande expertise  dans le domaine pour assumer l’opération et nous aider efficacement.

 

Pour en savoir plus :

Notre offre internationale

Réagissez

Déjà inscrit(e) ?

En cours (3min): Dépasser les frontières

Ces articles peuvent vous intéresser

ÉCONOMIE évènement

Le groupe Archer fête ses 30 ans

Le groupe Archer, implanté à Romans-sur-Isère (Drôme) et accompagné par le Crédit Coopératif depuis ses débuts, a fêté ses 30 ans d’existence le 19 oc

2min

ÉCONOMIE Associations

Haut de bilan des associations, kézako ?

Découvrez et comprenez le haut de bilan des associations à travers une série d'articles dédiée.

2min

ÉCONOMIE Analyse

Les mesures d'impact social, kézako ?

Que trouve-t-on derrière ce terme de mesure d’impact ? Un concept à la mode ? Un outil de reporting ? Un atout pour se développer ?

4min

ActifsRadio, radio digitale de l’ESS et de l’innovation sociale

NOS ENGAGEMENTS

Le Crédit Coopératif finance une économie réelle au service de l’humain et de son environnement.

Découvrir

DEVENEZ SOCIÉTAIRE

En savoir +

Derniers billets de blog

SOLIDARITÉ Billet de blog

Répondons présent ! 120 propositions pour mettre le cap vers les solidarités

En mars dernier, une coalition inédite de 150 ONG de tous horizons lançait l’Appel des Solidarités.

31s

SOLIDARITÉ Billet de blog

Haïti : Mission accomplie à Christ-Roi

Le 31 août dernier a pris fin le projet d’aménagement urbain et de développement économique « Remanbre Kriswa », du quartier Christ Roi, après 4 ans

58s