L'agenda Agir & Co

9ème édition des rencontres du Mont-Blanc

03/09/2020 - 01/10/2020
34 bis rue Vignon - 75009 PARIS

LES RESSOURCES DE L’ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE FACE A UN MONDE EN MUTATION 

 

L’avènement de anthropocène met l’humanité aux commandes de son destin. Nous prenons conscience collectivement que si nous poursuivons dans cette voie, des tensions majeures risquent de conduire au déclin de nos sociétés et de mener l’humanité vers l’inconnu. Nos sociétés sont confrontées à des défis multiples : les inégalités croissantes, les conflits sociaux, les migrations, la perte de confiance dans les représentants politiques, le changement climatique et les dégradations de l’environnement conduisent à l’affaiblissement de la cohésion sociale, aussi bien à l’échelle des pays que des continents ainsi qu’a une remise en cause des fondements-mêmes de nos démocraties.

Les acquis sociaux et démocratiques peuvent être balayes en une élection, remplaces par des politiques autoritaires et destructrices, tant sur le plan social qu’environnemental. Le modèle économique dominant, parce qu’il génère une mondialisation frénétique des échanges commerciaux qui, aujourd’hui, le dispute a de féroces protectionnismes, une répartition toujours plus inégale des richesses, une financiarisation excessive de l’économie, et une dégradation accentuée de l’environnement, contribue à alourdir ces défis, plus qu’il ne peut les résoudre.

Dans le même temps, nos sociétés sont traversées par des mutations profondes. La digitalisation et l’apparition des plateformes numériques accélèrent le temps économique, modifient l’organisation du travail, bouleversent les relations sociales et   fragilisent nos institutions. La perception/démonstration/le constat que le modèle économique actuel accentue les déséquilibres concourent à une perte de confiance dans l’avenir et a une montée de l’anxiété.

Cette anxiété est nourrie par l’absence de perspectives, et parfois même par l’évolution dans une ère de la « survie », pour de larges franges de la population, très vulnérables : travailleurs peu qualifiés, seniors exclus en fin de carrière, jeunes sans emploi, migrants et réfugies. La paupérisation, la précarité, l’augmentation des inégalités structurelles – qui génère, à rebours, une réduction drastique de la mobilité sociale intergénérationnelle – touchent aujourd’hui une large majorité de la population mondiale.

Face à ces défis, face à ces bouleversements comment faire advenir le progrès social, fruit d’une dynamique de l’ensemble des forces allant de l’individu a la famille, des petites entreprises aux multinationales, des états nations aux institutions internationales ? Les entreprises de l’économie sociale et solidaire peuvent apporter des voies de solutions qui méritent d’être reconnues à leur juste valeur et d’être pleinement exploitées, elles disposent de savoir-faire, inventivité, de légitimité et de résultats concrets pour s’affirmer en tant que précurseur dans de nombreux domaines.

Les entreprises de l’économie traditionnelle peuvent s’inspirer des principes et valeurs de l’ESS, qui a toujours constitue cette avant-garde. L’économie sociale et solidaire doit aujourd’hui plus que jamais rayonner comme fer de lance des alternatives économiques, affirmer un point de vue contradictoire face à l’économie capitaliste dominante, contribuer à cimenter une autre économie et donc une autre vision de la société et faire valoir son ADN : lucrativité limitée, démocratie, réconciliation du social, de l’économique  et  de  l’environnemental,  subordination  du  capital a  l’homme,  refus  de  la marchandisation du vivant et des biens communs, propriété collective, conception du travail.

Conscients des valeurs incarnées par l’ESS, les dirigeants ne peuvent rester de simples spectateurs, ils peuvent être les porteurs des alternatives attendues, ils peuvent incarner la nouvelle voie du progrès social, ils doivent s’engager sur le chemin de la responsabilité sociale et environnementale, non comme une formule de marketing stratégique, mais comme une réflexion éthique et politique menant au progrès. Nos entreprises sont sujets et pas objets, et en tant que tels, leur légitimité à inventer collectivement, à innover, les oblige, mais surtout les honore.

 

PROGRAMME

 

3 septembre 2020 – 15h00 – 17h00

SESSION 1 : LUCRATIVITÉ LIMITÉE, PROPRIÉTÉ DES MOYENS DE PRODUCTIONS ET INTÉRÊT GÉNÉRAL DE NOS ENTREPRISES

 

10 septembre 2020 – 15h00 – 17h00

SESSION 2 : FINANCEMENT DE L’ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE, FINANCEMENTS PRIVÉS OU PUBLICS

 

17 septembre 2020 – 15h00 – 17h00

SESSION 3 : NOUVELLES FORMES DU TRAVAIL – DIGITALISATION – ESS VERSUS ÉCONOMIE « DE PLATEFORME »

 

24 septembre 2020 – 15h00 – 17h00

SESSION 4 : SUR PROMOUVOIR UNE MONDIALISATION RESPECTUEUSE, INTERNATIONALISATION DE L’ESS, ODD, PACTE ÉCOLOGIQUE

 

1 octobre 2020 – 15h00 – 17h00

SESSION FINALE DE CONCLUSIONS CO-ANIMÉE PAR ALAIN COHEUR ET ELISA TORRENEGRA, CO-PRESIDENTS D’ESS FORUM INTERNATIONAL

 

 

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